


En Mésopotamie,
les bijoux ornés de
pierres fines issus des sépultures
royales d'Our donnent une idée de l'importance de la
production et du développement
des techniques d'orfèvrerie
dans cette région. De
même, les magnifiques pièces
provenant de Perse (Ziwié ou
Hassanlu) témoignent de l'habileté
des artistes de ce pays.
La Grèce antique, qui faisait
venir le métal précieux d'abord
d'Égypte, puis de Kolchis, une
plaine alluvionnaire du cours
inférieur du Rion située sur la
côte est de la mer Noire, et,
plus tard, de Thrace, c'est-àdire
du sud-est de la péninsule
balkanique, nous a aussi légué
des chefs-d'oeuvre d'une
extraordinaire beauté.
Les
Scythes, cavaliers légendaires
qui peuplaient le sud de la
Russie, connaissaient aussi le
travail de l'or, tout comme les
Celtes et les Daces. Toutefois,
les splendides objets d'une valeur
inestimable découverts
par les archéologues lors de
fouilles effectuées dans le tombeau
des prêtresses de Caere
ou de Mersiliana prouvent que
les Étrusques étaient indéniablement
passés maitres en matière
d'orfèvrerie.
Au fur et à mesure de la
conquête des pays du bassin
méditerranéen, les Romains
empruntèrent les techniques
des peuples qu'ils colonisaient,
tandis que, parallèlement, débutait
l'extraction dans la péninsule
Ibérique.
D'autres civilisations plus
lointaines, surtout sur le continent
américain, contribuèrent
aussi dans une large mesure
au développement artistique,
mais aussi à celui du savoir faire
du travail de l'or; un
art qui força l'admiration des
Européens confrontés aux
chefs-d'oeuvre réalisés par les
orfèvres aztèques, mayas et incas,
après la découverte de
l'Amérique.
Il ressort des archives
que, depuis la découverte de l'or par l'homme, entre
75 000 et 117 000 t de métal
précieux ont été extraites, toutefois
la production répertoriée
depuis 1492 ne représente
qu'une infime partie de ce
chiffre : 2 % seulement.
Dès l'Antiquité, Pline l'Ancien
constatait que, dans la nature,
l'or ne se trouve jamais à
l'état pur. Il est parfois mélangé
à de l'argent (électrum) ou
contient une certaine quantité
de cuivre (cuproaurite), de palladium
(porpésite), de rhuténium
(rhodite), d 'iridium (iraurite)
ou de platine (or platiné).
Sous forme d'alliages naturels,
l'or se caractérise par des différences
de couleur, de dureté
et de masse.
Des générations d'alchimistes
tentèrent en vain d'imiter
ou même de fabriquer ce précieux
métal, surtout sous le
règne de Rodolphe II de Bohême.
Parmi les imitations les
plus répandues, le plaqué est
un alliage à base de cuivre recouvert,
au moyen d'un procédé
mécanique ou par galvanisation,
d'une fine couche d'or
inférieure à 8 pm.
On trouve des gisements aurifères
un peu partout dans le
monde, toutefois, la plupartdes mines ne furent exploitées
qu'à une époque déterminée et
seules certaines d'entre elles
ont conservé leur réputation
jusqu'à nos jours.
Les gisements aurifères d'Inde
sont exploités depuis longtemps,
mais aujourd'hui, la
zone exploitée dans la région
de Kolar est située à 3 000 m
sous terre.
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